23/03/2007
Interview de Florian ZELLER à propos de Julien Parme
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08/03/2007
The Fascination of Evil, by Florian Zeller
Voici un article de the Independent sur Florrian ZELLER.
At just 26, Florian Zeller is one of the hottest literary talents in France. A playwright and journalist who lectures at the University of Political Science in Paris, he is about to publish his fourth novel; this is his third, and the second to be translated into English. A great admirer of Milan Kundera, Zeller adopts the Czech novelist's method - a spare, lean narrative in which characters are placed in testing situations, interspersed with philosophical disquisitions and dream-like episodes - to address one of the most pressing issues today: the relationship between Islam and the West.
His lucid style, admirably served in this translation by Sue Dyson, and topical subject matter helped the book to sell more than 70,000 copies in France, and won its author the Prix Interallié; the Dutch translation became a bestseller after the murder of the film-maker Theo van Gogh in November 2004. The French title, La Fascination du pire, could perhaps be better translated as "Expecting the Worst".
The unnamed narrator, a young writer who may or may not be Zeller himself, is always imagining the worst-case scenario. Invited to a book fair in Cairo, he is joined by a fellow author, Martin Millet, who may or may not be Michel Houellebecq , the controversial French novelist prosecuted for inciting racial hatred in his 2001 novel Platforme. Aboard the plane, Millet picks a quarrel with a Saudi passenger who wants to change seats because he does not wish his wife to sit next to a Western man. The anxious narrator is already thinking of the possibility of a crash, when the Muslim passengers all stand up at once. Both he and Millet jump to the same conclusion, but it is actually time for prayer.
Armed with a copy of Flaubert's correspondence, Millet is determined to recreate the 19th-century author's sexual penetration of the Orient. His first question to their bemused guide from the embassy is, "Can a Westerner pick up an Egyptian girl?" He offends his hosts with his views on Islam, and drags the narrator on a comically futile odyssey through the night clubs of Cairo in search of an Egyptian woman who will have sex with him.
It is no accident that Zeller has made his shock-jock novelist a Francophone Swiss; the embattled defender of French civilisation hails from one of its outposts, just as the real-life Houellebecq was born in Réunion. At the bottom of Millet's sexual and cultural aggression lie insecurity and self-loathing. When he is given the brush-off by two women in the hotel bar, the narrator sees "something very menacing in his eyes, a kind of hatred... directed not against those two girls in particular, but against the whole of humanity, and at that moment I thought I glimpsed the man he truly was, and it frightened me."
Millet's crisis is heightened by the appearance of Lamia, an enigmatic French Muslim journalist who may or may not be the haughty beauty who rejected him while he was still a schoolboy. When Millet fails to turn up for an engagement, the narrator again fears the worst.
Embedded in the heart of the novel, the story of the unloved schoolgirl Astrid Grégoire examines the relationship between market forces and sexual liberation, a theme explored in Zeller's previous novel Lovers or Something Like it (Les Amants du n'importe quoi). In a society in which sexuality has become a commodity, the unattractive and the sexually gauche, like Martin and Astrid, lose out. Far from abolishing sexual frustration, Western freedom has intensified it.
The narrator observes that the Islamic world has a great tradition of poetry, but little fiction. The novel is a part of the process of individuation, and thus characteristic of the West. Its birth is simultaneous with the birth of the modern world, and a response to it. "This European art," he says, quoting Kundera, "is by definition incompatible with all religious thinking: for by its essence it is a kind of profanation."
Despite the inevitable comparisons made in the French press to Houellebecq, Zeller's novel is not an critique of Islam, but rather a nuanced examination of the fault lines where an intransigent Western sensibility meets an intransigent Muslim one. Yet it offers cold comfort for anyone on either side of the debate who believes that understanding can be fostered by self-censorship and emollient platitudes about respecting other cultures.
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12/11/2006
Article de l'Express sur la Fascination du Pire
par Marie Zawisza
Mêlant fiction et réalité, un drôle de jeu de pistes sur la création littéraireLe troisième roman de Florian Zeller est de ceux dont on ne saisit le sens que dans les dernières pages. On croit avoir lu une histoire banale, sans grand intérêt - et sans style - celle d'un jeune homme qui recherche au Caire l'Orient érotique de Flaubert; il n'y trouve que frustration sexuelle et conclut que c'est à cause du jihad. Il rentre à Paris. Là, coup de théâtre: il reçoit un manuscrit dont le titre est celui de son propre roman, La Fascination du pire. Il résume, à quelques détails près, ce qu'on vient de lire, et en fait une critique lucide et sévère. Mais qui raconte? Qui écrit?
Dès lors, les frontières entre auteur et narrateur, entre fiction et réalité, se brouillent. Du coup, on se souvient de l'avertissement au lecteur: «Ce livre est une fiction: la plupart de ce qui y est dit est faux; le reste, par définition, ne l'est pas non plus.» Dans La Fascination du pire, le roman n'est que prétexte à une réflexion littéraire et politique. La question est alors relancée, qui nous ramène à l'avertissement de la première page: qu'est-ce qu'une fiction?
11:15 Publié dans Litterature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, livre, interview
05/09/2006
Florian Zeller invente un héros picaresque
C'est en tout cas ce que titre La Tribune de Genève.
Avec «Julien Parme», l’écrivain signe un quatrième roman jouissif.
Pascal Gavillet
Publié le 04 septembre 2006
Une quête impossible
Pour faire simple, Julien Parme est le récit, à la première personne, d'une errance. Celle d'un ado de 14 ans qui essaie d'aller à une soirée pour y retrouver une fille, mais qui n'a pas l'autorisation de sortir, qui brave l'interdiction, ne sait pas où a lieu la fête, n'arrive pas à joindre le pote qui le sait, puis tombe par hasard sur une de ses profs, etc. Il y a dans ce roman un je-ne-sais-quoi de kafkaïen. Une tendance au surréalisme. Mais pas celui de Breton ou d'Artaud. Celui de Florian Zeller et de son héros au patronyme stendhalien (sans doute pas innocemment choisi, souvenons-nous de la fin de La Chartreuse de Parme) qui semble quêter un idéal inatteignable, tel l'arpenteur du Château de Kafka.
Héros désinvolte, par instants agaçant, pas tout à fait branché, ni complètement terminé, du moins sexuellement, Julien Parme n'entre en tout cas pas dans les normes usuelles des récits habituels. Tant mieux! Mais le charme du livre vient aussi d'un humour - lorgnant peut-être inconsciemment vers le Pinget de Quelqu'un ou le Bourbon Busset du Lion bat la campagne - mordant, grinçant, désespéré, détaché. Mais sans ce cynisme parisien (parisianiste?) qui entretient encore l'illusion de faire la loi dans un milieu littéraire truffé d'imposteurs et de poseurs sans envergure. De toute évidence, Florian Zeller n'est pas comme eux.
Son apparente facilité pour l'écriture, si elle peut prêter à la confusion - encore qu'elle soit loin d'être prouvée -, débouche ici sur un roman à la fois jubilatoire et incisif, les deux n'allant pas invariablement de pair. Mélangeant gravité et légèreté, Julien Parme aurait même les atours d'un authentique héros picaresque dans une littérature française qui en est bizarrement avare, et ceci à peu près depuis le Gil Blas de Santillane de Lesage (1868-1747). Et si le roman s'ouvre avec un exergue du Don Quichotte de Cervantès, ce n'est évidemment pas fortuit. Héraut des temps modernes, Florian Zeller en a déjà le panache. C'est décidément trop pour un seul homme!
«Julien Parme», de Florian Zeller, Flammarion, 302 p.
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26/08/2006
Florian Zeller : Un petit Don Quichotte à Paris
Voici un article sur Florian ZELLER réalisé par LEPOINT.
Un adolescent fugue et se rêve grand écrivain, grand séducteur. L'épopée, les émotions et les postures d'un gamin, ou Florian Zeller (27 ans) sur les pas de Salinger.
Guillaume Chérel
Dans le hit-parade des nouvelles coque-luches du Tout-Paris littéraire - vous savez, ces jeunes et beaux écrivains au look de figures de mode, tels Nicolas Fargues, Olivier Adam ou Nicolas Rey, qui font tourner la tête des lecteurs et journalistes... -, il convient désormais de placer un jeune homme de 27 ans, Florian Zeller.
Pourtant, qui aurait parié sur lui, lorsqu'il a débarqué, au début du XXIe siècle, à Saint-Germain-des-Prés, avec sa jolie petite gueule à la James Dean, sur la pointe des pieds ? Sans le clamer sur tous les toits, comme la plupart de ses collègues et « rivaux », qui l'envient aujourd'hui, il ne parade pas dans les médias. Il travaille. Mène sa barque. Tel Rastignac, Zeller décrète intérieurement qu'il sera... J.M.G. Le Clézio (Prix Renaudot à 23 ans), ou rien.
A 22 ans, il publie son premier roman, « Neiges artificielles » (Flammarion, 2002) et reçoit le prix de la fondation Hachette.
Il écrit ensuite « Les amants du n'importe quoi » (Flammarion, 2003) et reçoit le prix Interallié 2004 pour « La fascination du pire ». Tout en prenant le temps de pondre deux pièces de théâtre (« L'autre » et « Le manège »), de donner des cours de littérature à Sciences po... et de séduire l'une des plus jolies et prometteuses comédiennes françaises, Marine Delterme.
Vous croyez qu'il se repose sur ses lauriers ? Que nenni ! Ce jeune surdoué ne dort pas la nuit, c'est pour ça qu'il est blême. Le revoici déjà avec « Julien Parme », son quatrième roman, et il prépare une nouvelle pièce de théâtre pour la rentrée. Florian Zeller n'est déjà plus un « jeune écrivain » prometteur. C'est une fulgurance qui dure. A ce rythme, on se demande où il va s'arrêter : Goncourt à 30 ans ? Nobel à 50 ! Immortel à 60... et canonisé avant son dernier souffle.
« Julien Parme » raconte la fugue d'un adolescent de 14 ans, une nuit à Paris. C'est lui le narrateur. Comme dans « L'attrape-coeurs », de J. D. Salinger, Zeller a su retrouver le ton faussement assuré de l'âge ingrat. Il nous fait part de ses émotions. De ses soucis. De ses premières postures : j'aime ceci, je déteste cela, na ! Raconter son histoire (banale) est inutile (papa est mort, il pense que maman ne l'aime pas, n'aime pas son beau-père mais aime une fille...). Il est question ici de style. De manière d'écrire. Ce livre aurait pu être le premier roman de Florian Zeller, pour son aspect « jeuniste ». Sauf que l'apprenti écrivain est devenu un auteur de théâtre entre-temps. Ça se sent. Ça s'entend. Sa voix est libérée. La plume coule. Il s'est lâché, comme on dit. Et use avec justesse du langage parlé. Ce n'est pas si facile à réussir que ça en a l'air. Il faut que ça coule... Question de rythme.
Julien Parme rêve d'être écrivain. Il se prend pour l'auteur de « Voyage au bout de la nuit » et de « Cent ans de solitude »... S'imagine signer des dédicaces à tour de bras... et même séduire sa prof de français. Il est un peu con, en fait... C'est ça qui est drôle. Zeller montre qu'il a de l'humour. Bref, il n'a pas pris la grosse tête. Les jeunes gens et jeunes filles vont adorer. Et la coupe de cheveux comme l'allure de l'auteur n'y seront pour rien
« Julien Parme », de Florian Zeller (Flammarion, 300 pages, 17 E).© le point 24/08/06 - N°1771 - Page 81 - 561 mots
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22/08/2006
Interview de Florian ZELLER
Florent Zeller - Interview (Evene)
INTERVIEW DE FLORIAN ZELLERL'éloge de l'âge mûr
Extrait de cette interview:
Evene: Avec ‘Julien Parme’, vous publiez ici votre quatrième roman. Pourquoi avoir choisi la crise identitaire de l’adolescence comme toile de fond ?
FZ: Ce n’est pas quelque chose que j’ai choisi en me disant "Tiens, je vais parler de l’adolescence". Ca s’est trouvé comme ça surtout que je me demandais en l’écrivant jusqu’à quel âge on demeure cet adolescent... A travers ce thème et plus précisément du personnage de Julien Parme, j’avais surtout envie de parler de ce qui la compose à savoir le sentiment d’abandon, la solitude, l’ambition, la vanité, la gloire et la sensation d’avoir conquis une place à soi dans le monde, un des plus grands défis de la vie... Néanmoins, ce qui me plaisait dans cette aventure, c’est que le lecteur a la distance nécessaire, qu’il n’avait pas précisément lorsqu’il était adolescent. Ce décalage entre la narration à la première personne et le lecteur avisé devient comique et les situations, rencontrées par le personnage principal, ridicules.
A la lecture de votre livre, on ne peut s’empêcher de penser à ‘L’Attrape-coeurs’ de J. D. Salinger. Que pensez-vous de cette comparaison ?
On m’a déjà fait la remarque. C’est un livre que j’avais beaucoup aimé et c’est vrai que l’on retrouve certains points communs. Mais parfois les influences sont plus souterraines, plus ou moins évidentes et toujours malgré soi. Pour être sincère, je pensais plutôt à d’autres auteurs en écrivant ce livre, comme à John Fante par exemple mais après les choses viennent comme elles viennent. Ce qui est sûr c’est que comme je voulais qu’il y ait ce manque de distance, que ce soit une première personne pour justement en faire un personnage comique, il fallait passer par l’oralité. C’est ça qui m’a amené sur cette piste-là plutôt que la passion que je pourrais avoir pour Salinger ou quelqu’un d’autre.
Dans une précédente interview, vous disiez que vous ne parliez jamais de vous à travers les personnages de vos romans. Est-ce encore le cas pour celui-ci ?
Oui, mais cela ne veut pas dire que je les déserte. C’est un processus bizarre : parfois on a l’impression que l’on parle de quelqu’un d’autre alors que l’on parle de soi et parfois on a envie de parler de soi mais on ne peut s’empêcher de mentir. C’est toujours une alchimie un peu étrange pour soi-même. Je n’ai pas l’impression de parler de moi dans ce livre et pourtant c’est celui dans lequel je me retrouve le plus. Comme Julien Parme, j’ai été un grand habitué des fugues durant mon adolescence mais n’ayant pas de parents, pas de famille, les fugues ne voulaient rien dire pour moi, c’était comme s’échapper de nulle part.
Dans ce livre, Julien Parme se prend déjà à 14 ans, pour un grand écrivain célèbre et adulé. A quel âge vous est venue cette passion pour l’écriture ?
C’est pas vraiment à un âge précis. Il y a d’abord la lecture jusqu’au jour où cela ne suffit plus. Je sais que j’avais envie d’être écrivain mais sans savoir ce que cela voulait dire. C’était très abstrait. Je crois que Milan Kundera est le premier auteur qui m’ait vraiment donné envie de m’intéresser à la littérature contemporaine et tout ce qui va avec.
Votre roman vient de sortir, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Honnêtement, je n’y pense pas trop parce que c’est un moment assez désagréable que de sortir un livre. Par définition, on est un peu fragilisé, on a un peu peur et on n’est pas très à l’aise. On a envie que ça passe... En ce moment, je travaille sur une pièce, les acteurs sont en pleine répétition, ce qui permet d’occuper tout mon temps et mon esprit. Sans aucune prétention, je suis vraiment content que ce livre sorte, qu’il existe. Cela me suffit pour avoir l’impression d’avoir achevé mon travail. Après on ne peut pas savoir ce qui nous attend...
Une première critique parue dans Gala vous qualifie de "porte-voix chic de la teen novel. Autrement dit, de la littérature pour ado. Voire préado". Qu'en pensez-vous ?
Je pense que l’on peut tout dire, simplement moi, je ne l’aurais pas dit comme ça. Justement, je ne pense pas du tout que ce soit un livre pour adolescents surtout que la dimension comique ne peut apparaître que si l’on n'est plus dans cet âge ingrat.
Pensez-vous qu’on vous attend au tournant après le succès qu’a remporté votre précédent livre ‘La Fascination du pire’, pour lequel vous avez obtenu le prix Interallié en 2004 ?
Forcément un peu. On fait toujours payer à quelqu’un son succès, aussi éphémère soit-il. Je le sais, je le sens. Mais cela serait grave pour moi si ces critiques parasitaient mon désir de faire quelque chose. Non pas que je me sente blindé, loin de là, mais après on apprend à déceler quand les gens règlent leurs comptes à travers vos livres plutôt qu’avec vous.
A côté de cette sortie littéraire, vous êtes de plus en plus présent au théâtre. Qu’est-ce qui vous plaît dans cet exercice ?
C’est vraiment la vie du théâtre qui m’habite. Contrairement à l’écriture, le théâtre ne s’arrête pas au moment où l’on écrit la pièce sauf si l’on déserte totalement le projet. C’est vrai qu’il y avait un équilibre que je n’arrivais pas à trouver dans l’écriture dans le sens où le théâtre me fait sortir du désarroi, de la solitude propre à l’écriture. Par le théâtre, on apprend beaucoup des autres ce qui m’apporte une joie enfantine et une grande richesse. Ce lieu devient alors une maison, une grande famille composée de corps et de voix.
Comment est né le projet de cette nouvelle pièce ‘Si tu mourais’ au théâtre des Champs-Elysées à partir du 15 septembre ?
En fait c’est assez obscur pour moi. J’ai mis longtemps à l’écrire parce que je n’avais pas trouvé ce que je voulais dire ni faire. En tout cas le sujet qui m’importait était celui de la transparence dans le sens où l’on exige des gens qu’ils disent tout, notamment dans une relation à deux. Cette pièce aurait pu s’appeler "l’éloge du mensonge" par exemple.
Pouvez-vous nous faire le pitch de cette troisième pièce ?
C’est l’histoire d’une femme (Catherine Frot) qui à la mort de son mari se demande si elle ne s’est pas totalement trompée sur lui à savoir si le visage qui était le sien n’était pas qu’un masque, qu’une façade. Elle commence à la fois par revisiter leur histoire et à rechercher la vérité sur cet homme. Des indices d’une double vie semblent faire surface. Elle se lance alors dans une enquête et on se perd avec elle dans ce labyrinthe sans savoir ce qui est de l’ordre du fantasme, de la création ou de la nostalgie. On abandonne vite l’idée de savoir si elle a été trompée par elle-même pour arriver à une autre formulation : est-ce cela qu’on appelle se perdre ? C’est tout simplement l’histoire d’une noyade.
Pour résumer : déjà un quatrième livre, un grand prix littéraire acquis, une nouvelle pièce de théâtre à la rentrée. La reconnaissance du public et des professionnels à seulement 27 ans ne vous effraye-t-elle pas ?
Ce sont des questions très compliquées parce qu’elles touchent à plein de choses, des doutes comme des moments sombres. J’ai l’impression qu’un individu progresse forcément et que mes désirs ne seront pas les mêmes dans dix ans. J’espère que j’aurai cette progression intérieure pour ne pas désirer plus tard ce que je cherche aujourd’hui. Je ressentirai une grande médiocrité à me poser les mêmes questions dans dix ans et avoir des réponses plus fades. Mais peut-être aurai-je conquis une sorte d’indifférence par rapport aux autres et peut-être aussi n’aurai-je plus envie d’écrire. Qui sait... Tout ce que j’espère c’est de ne pas me figer dans une attente.
Pour finir, pensez-vous vraiment, comme vous l’écrivez à la fin de votre livre, que "la vie est un piège dans lequel on finit tous un jour ou l’autre par tomber" ?
Au premier degré, c’est un piège dans le sens ou personne ne nous a demandé de venir au monde. Par exemple adolescent, j’étais très différent de celui que je suis devenu et j’étais très distant par rapport à la vie. Je me souviens de cette bascule ou j’ai décidé d’y aller, de tomber dans le "piège" de la vie à considérer que c’en est un. Et je sais ce que j’ai perdu à ce moment-là...
Propos recueillis par Dorothy Glaiman pour Evene.fr - Août 2006
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20/07/2006
Extrait de Julien Parme
Voici la quatrième de couverture:
«Au risque de vous surprendre, je voudrais vous raconter ce truc incroyable qui m'est arrivé l'année dernière. C'est pas pour me vanter, mais des trucs comme ça, je vous jure, des trucs aussi incroyables que celui que je vais vous raconter, ça n'arrive pas tous les jours. Même, ça n'arrive jamais. C'est pour ça que j'en parle. Parce que moi, je ne suis pas du genre à baratiner les autres avec ma propre vie. Question de style.»
Avec humour et panache, Julien Parme, du haut de ses quatorze ans, nous entraîne dans une fugue picaresque et jubilatoire où résonnent les vertiges et les doutes des premiers instants de liberté.
Vous pouvez d'ors et déjà acheter le dernier livre de Florian ZELLER. Acheter "Julien Parme" (Flammarion).
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11/07/2006
Les premières pages de JULIEN PARME...
Le magazine Lire publie cet été les extraits des 15 livres de la rentrée
littéraire.
Aux côtés de Laurent Gaudé, Yasmina Khadra, Yann Moix ou Amélie
Nothomb, vous pourrez lire les premières pages de JULIEN PARME, le prochain
roman de Florian Zeller.
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30/05/2006
Florian ZELLER sera à Londres
LONDRES
L’ambassade française de Londres reçoit Florian Zeller le 7 juin à l’occasion de la sortie en Angleterre de Fascination of Evil.
La rencontre aura lieu à 19h30 au:
23, Cromwell Road
London SW7 2EL
Harold Pinter, prix Nobel 2005, devrait assister à la cérémonie...
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26/05/2006
Florian ZELLER sera à Amsterdam
AMSTERDAM
Un cycle de conférence est organisé le 6 juin à Amsterdam autour de Florian Zeller à l’occasion de la sortie en Hollande de son troisième roman.
La Fascination du pire a connu dans ce pays un destin particulier : quelques mois après sa sortie, le cinéaste Van Gogh a été assassiné par des extrémistes musulmans après avoir réalisé des films jugés islamophobes – de même que, dans le roman, Martin Millet se fait assassiner avec la publication de son livre. La ressemblance troublante entre les deux histoires avait fait réagir la presse hollandaise : « En France, l’un des écrivains les plus doués de la nouvelle génération littéraire, Florian Zeller, a publié, il y a quelques mois, un roman très déroutant dans lequel il décrit avec exactitude le drame compliqué que nous sommes en train de traverser. »
Les conférences du 5 et 6 juin auront pour thème la liberté d’expression, la littérature et la religion.
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