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La Fascination du pire

pire_petit.jpg Présentation de l'éditeur
Un jeune écrivain est invité par l'ambassade de France au Caire pour donner une conférence. Une proposition qui prend une autre dimension à la lecture des lettres égyptiennes de Flaubert : "J'ai baisé des filles de Nubie qui avaient des colliers de piastres d'or leur descendant jusque sur les cuisses, et qui portaient sur leur ventre noir des ceintures de perles de couleur." L'Égypte d'aujourd'hui ressemble-t-elle à l'Orient de Flaubert ? La sensualité orientale se dévoile-t-elle toujours dans les bas-fonds du Caire ? Comment conjuguer islam et sexualité ? Voilà ce que va essayer de découvrir le narrateur de ce livre contemporain, où les rumeurs du monde d'aujourd'hui croisent les fantômes des voyageurs littéraires d'autrefois. L'occasion de réfléchir sur la frustration sexuelle de l'Orient comme de l'Occident... Un troisième roman aussi polémique que percutant.

  Quatrième de couverture
«Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l'est pas non plus. »

Tel est l'avertissement de ce roman aux inquiétants parfums d'Orient, où la violence du monde d'aujourd'hui croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs littéraires d'autrefois.

L'auteur vu par l'éditeur
Florian Zeller a aujourd'hui 25 ans. Après Neiges artificielles, Prix de la Fondation Hachette, et Les Amants du n'importe quoi, Prix Prince Pierre de Monaco, traduit en russe et en anglais, il entame aujourd'hui, en parallèle à son activité de romancier, une carrière de dramaturge avec la création, à Paris, de sa première pièce,
L'Autre au théatre des Mathurins. En 2005, Le Manège, au Théâtre du Montparnasse.

Langue : Français Éditeur : Flammarion (20 août 2004)
Format : Broché - 211 pages
ISBN : 2080686240
Dimensions (en cm) : 14 x 2 x 21

Commentaires

  • Tout d'abord, bonjour et merci pour votre hommage a Florian Zeller(desolee pour le manque d'accent mais j'ecris sur un clavier qwerty...).

    Je crois ne pas etre la seule a le penser mais cela fait plaisir de voir une nouvelle generation d'ecrivains (francais ou francophones) qui ecrit de cette facon et dont les textes nous touchent a ce point car ils nous aident a percevoir un monde (reel ou moins reel)un peu different de notre quotidien et nous aident a nous questionner sur notre propre condition d'Homme .

    Merci a Florian pour plusieures choses ecrites dans "la fascination du pire" qui m'ont profondement touchees.

    Merci tout simplement pour son talent.



    Elodie

  • tout d'abord merci à M.Florian Zeller, ce livre ouvre certains esprits aussi bien les meilleurs que les pires, c'est un sujet difficile à traiter enfin si je puis dire, j'espère que son livre sera lu, entendu, puisse les Hommes réfléchir à ce qu'il se passe autour de nous, qui malheureusement de va qu'en empirant, je vois que c'est déjà bien parti, alors tous à vous livre et à vos consciences...

  • Le roman comme arme de guerre
    Danielle Laurin, Collaboration spéciale

    Il a 25 ans, une bouille de jeune premier. Collaboration spéciale, André Pichette
    La Fascination du pire (Flammarion) : c’est le titre du plus récent roman de Florian Zeller, couronné l’automne dernier par le prix Interallié et traduit en six langues. « Être en attente de quelque chose sans savoir quoi, tout en sachant que ce sera une catastrophe, c’est la disposition psychique de mon narrateur et c’est la mienne aussi », explique le jeune auteur en tournée de promotion au Québec.

    Le pire, aux yeux de Florian Zeller, c’est quoi ? « C’est la disparition brutale des autres. Quand un téléphone ne répond pas, quand un visage est absent, j’y vois immédiatement la pièce à conviction de quelque chose de terrible. C’est une névrose. Et je fais en sorte d’être démenti le plus vite possible. » Il confie candidement être du genre à appeler cinq ou six fois par jour les personnes qui lui sont chères. « Pas du tout pour savoir ce qu’elles font mais pour savoir si elles sont toujours en vie. »

    Départ pour l’aéroport

    La hantise de la disparition, de la mort, est au centre de La Fascination du pire. Le roman s’ouvre sur le départ pour l’aéroport d’un jeune romancier français invité à donner une conférence au Caire. Il a peine à quitter celle qu’il aime dans le petit matin blême : si elle n’était plus là à son retour dans une semaine, si elle disparaissait… Et puis il y a le risque que lui-même ne remette jamais les pieds chez lui : la thèse de l’écrasement d’avion n’est pas à négliger. Un appareil égyptien ne s’est-il pas abîmé en mer quelques jours auparavant… Attentat terroriste ? L’hypothèse a été écartée… mais depuis qu’un commando islamiste a massacré, un matin de novembre 1997, tous les touristes présents dans un temple de Louxor, la menace est réelle. Voilà pour l’état d’esprit du jeune écrivain français qui s’apprête à quitter Paris pour le Caire.

    C’est au retour d’un voyage dans la capitale égyptienne comme conférencier invité que Florian Zeller, par ailleurs familier avec la culture et les pays musulmans, a senti l’urgence de s’atteler à l’écriture de La Fascination du pire. Mais attention de ne pas confondre la réalité et la fiction, prévient-il. « Très vite, le travail de l’imagination a pris le relais. » En guise d’avertissement au début du livre, on peut d’ailleurs lire : « Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l’est pas non plus. »

    C’est-à-dire ? « Je voulais, dès le début, instaurer un climat d’ambiguïté. S’il y a une ambiguïté, s’il est devenu impossible de dire ce qui est vrai et ce qui est faux, alors ça n’a plus aucune importance de savoir ce qui est vrai et ce qui est faux. Du coup, ça oblige le lecteur à prendre une attitude qu’on pourrait appeler celle de la suspension du jugement moral. Et donc, ça laisse la liberté à celui qui écrit de dire ce qu’il ressent sans prendre en considération potentielle ce qu’on va penser de lui. Je crois que c’est la seule disposition d’esprit pour faire des romans. »

    L’auteur fait tenir à ses personnages, à l’un d’eux en particulier, Martin Millet, romancier reconnu, des propos provocateurs sur l’islam, la religion, les femmes, la sexualité… Une façon pour le jeune écrivain de dire tout haut ce qui, à ses yeux, n’a plus droit de cité dans le discours public chez lui. « En France, on a une grande tradition de liberté, mais il y a énormément de sujets sur lesquels il est absolument impossible d’exercer un esprit critique : sur l’islamisme par exemple, mais aussi sur le judaïsme. Il suffit de critiquer le Coran, pour que tout de suite on sente la suspicion du racisme, ou de simplement dire le mot juif pour que tout le monde se mette à faire des vagues. Ce n’est pas possible pour les gens d’exprimer ce qu’ils ressentent dans toutes leurs contradictions… sauf dans le roman, où on peut mettre par exemple un Martin Millet, qu’on n’aime pas, qui dit des choses horribles. »

    Voici un jeune écrivain qui, dans la foulée de son mentor Milan Kundera, cultive l’ambiguïté, la revendique, même. Et place l’art du roman au-dessus de tout. « On ne peut pas savoir ce que je pense dans ce livre et mon propos n’était pas de le dire. Mon propos n’était pas de me positionner, moi, que ce soit par rapport à l’islam ou autre chose, sinon j’aurais écrit un essai. Mon propos n’était pas de convaincre, mais d’exprimer des doutes, des interrogations, des points de vue contraires. Par définition, l’univers romanesque est un univers suffisamment large pour contenir une chose et son contraire. Le roman ne saisit le monde que comme interrogation. C’est un espace de liberté. Je crois que le roman est entrain de devenir un des seuls lieux où peut se réfugier l’ambiguïté. Et encore, il est menacé… »

    Le pire finit par arriver dans La fascination du pire. Mais pas là où le narrateur (et le lecteur !) l’attendait. La disparition et la mort sont au rendez-vous, mais à la toute fin du roman seulement, dans un retournement de situation inattendu qui donne un tout un autre sens à l’histoire. Mourir pour des idées, dit la chanson… Dans le troisième roman de Florian Zeller, on meurt pour des écrits. Impossible d’en dire plus, sous peine de dévoiler le clou de ce roman dans le roman… Sinon pour ajouter que planent ici et là l’ombre des romanciers Salman Rushdie, condamné à mort par une fatwa, et Michel Houellebecq, poursuivi en cours de justice pour injure à l’islam.

    Au moment où il a entrepris la rédaction de La fascination du pire, Florian Zeller était à terminer l’écriture d’une autre fiction, qu’il a dû se résoudre à laisser en plan. « Dès que je fermais les yeux, je pensais à La fascination du pire. J’ai écrit ce livre moins pour l’écrire que pour m’en débarrasser. C’était comme un livre fantôme qui me hantait et m’empêchait d’avoir accès au reste. Et alors que j’ai écrit mes autres romans pour savoir ce qu’il y avait dedans, avec celui-ci, je savais exactement où je voulais aller. Je dirais même que je l’ai écrit pour la fin. Tout le reste était un détour pour arriver à cette fin. »

    Une fin tragique certes, à l’image de ce que Florian Zeller ressent à l’idée de voir disparaître sa raison d’être comme romancier. « L’histoire de mon livre, au fond, exprime la difficulté qu’a le roman aujourd’hui à trouver son oxygène pour exister dans sa pleine ampleur et pour exister comme arme de guerre contre une société qui devient de plus en plus moralisante. »

    Source: Le Soleil
    Site: http://www.cyberpresse.ca/soleil/

  • Description de la traduction italienne du livre trouvé sur le site de la maison d'édition Compton&Newton (http://www.newtoncompton.com/Scheda.asp?link=88-541-0277-6):

    Il fascino del peggio
    Florian Zeller

    ISBN: 88-541-0277-6
    Coll. AGN
    n. 4 , pp. 192

    Acquista 7.90 €

    Il fascino del peggio è stato tra i finalisti per il prestigioso premio Goncourt 2004 e vincitore del premio Fondazione Hachette 2004
    Un giovane scrittore è invitato dall’ambasciata francese al Cairo per una conferenza. Sedotto dalle lettura della corrispondenza di Flaubert dall’Egitto, è trascinato, insieme a un tormentato compagno di viaggio, in un’altra dimensione, tra languide cortigiane e flessuose odalische. Ma questo mito letterario corrisponde all’Egitto di oggi? C’è ancora spazio tra i vicoli intricati del Cairo per la speziata sensualità orientale?
    Il riferimento letterario è solo un aspetto di questo romanzo, il cui cuore è invece l’impossibilità di una pacifica convivenza tra la civiltà occidentale e l’orientale. Un confronto che è inevitabilmente scontro tra due fondamentalismi: un libro affascinante che non mancherà di suscitare polemiche e per il quale Zeller è stato finalista al prestigioso premio Goncourt.
    La scrittura di Zeller è affascinante, ben strutturata, mai pesante quando affronta temi alti come la letteratura e decisamente intrigante quando ha a che fare con situazioni più leggere come l’amore. Il suo linguaggio è semplice, quotidiano e tuttavia dotato di un’autonomia stilistica molto interessante.
    «Una goccia di Kundera e un soffio di Houellebecq»
    Le Figaro Littéraire
    «Più che promettente, trabocca di talento»
    Métro
    «In meno di dieci anni, Zeller avrà vinto il Goncourt, giuro»
    Femme Actuelle
    Florian Zeller ha 25 anni. Dopo Neiges artificielles e Les Amants du n’importe quoi, Il fascino del peggio è il suo terzo romanzo. Scrive anche per il teatro.

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