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  • Le Manège sort en DVD-Acte 2 (maj)

    Je viens de recevoir un email m'indiquant que le DVD de la pièce Le Manège serait sortie le 6 Février chez Copat.

    Voici la description qu'ils en font:

     

    Le Manège (sortie le 6 février 2006)

    Comédie dramatique de : Florian Zeller

    Mise en scène de : Nicolas Briançon

    Assistant : Pierre-Alain Leleu

     

    Production : Théâtre Montparnasse

    Créée au : Petit Montparnasse en janvier 2005

    Filmé : au Petit Montparnasse en mars 2005

    Avec : Nicolas Vaude, Marine Delterme, Nicolas Briançon, Anne Charrier

     

    Décors : Pierre-Yves Leprince

    Costumes : Pierre-Yves Leprince

    Lumières : Gaëlle de Malglaive

    Bonus : Interviews de Florian Zeller, Nicolas Briançon

    Réalisation : Serge Bonafous

     

    Technologie : 16/9, son stéréo numérique

    Durée : 1h16

    Disponible en DVD (Cout: 20€; Lieux: FNAC, Virgin, grandes surfaces, etc.)

     

    Résumé :
    Les formules de politesse sont dangereuses. Il nous arrive par exemple de dire à ceux que nous recevons de faire « comme chez eux ». C’est l’histoire de Nicolas qui prend cette proposition au premier degré…


    Presse :
    "C’est clair : avec Florian Zeller, on tient un auteur. Un auteur authentique avec son univers et son écriture."
    LE FIGARO MAGAZINE

    "On a le sentiment, rare, d’assister au début de quelque chose : le jeune pianiste qui fait ici ses gammes est le virtuose de demain."
    MARIANNE

    "1 bon texte + une bonne mise en scène + 4 bons acteurs = 1 spectacle étourdissant."
    PARIS OBS
    Update: Les mises à jour sont indiquées par un soulignement et une mise en italique!
  • Le Manège: extrait

    LE MANEGE de Florian Zeller ( 1178 - 15/02/05)

    Nicolas : Vous cherchez quelqu’un ?
    Stéphane : Oui…J’ai rendez-vous avec Marie…Je suis un peu en avance mais…
    Nicolas : Vous êtes…
    Stéphane : Oui. Elle n’est pas là ?
    Nicolas : Qui ?
    Stéphane : Eh bien Marie !

    Marie a proposé à Nicolas, son ex , de le dépanner pour quelques jours en lui laissant son appartement le temps d’un week-end. « Fais comme chez toi » , lui a-t-elle dit. Mais voilà qu’il s’incruste. Impossible de le jeter dehors. Il est « chez lui », et même , il y reçoit Adeline ! Pour un peu c’est elle qui passerait pour une intruse. Puis , quand Stéphane , son nouveau fiancé , se présente , les « choses deviennent interchangeables ». Mais comment ?

    Danielle Dumas ( rédactrice en chef de la collection « Avant-scène théâtre ») : « Souffrir…quelle idée ! » dit un personnage de Françoise Sagan qui ratiocine sur les « incertitudes du cœur », Florian Zeller badine aussi avec l’amour , comme un enfant blasé , mais nous savons bien que l’amour est grave et que les fausses ruptures cachent de vraies jalousies. Chez lui, le mensonge ne remplace pas la vérité, il la devance. Prémonitoire est la rencontre imaginée. Elle devient obsessionnelle. Il ne s’agit pas des vaticinations d’un illuminé mais de l’écho d’une souffrance inavouée, d’une blessure mal cicatrisée , d’une vérité qu’on musèle sous le masque de la futilité.

    Marie : Bon. Alors, tu claques la porte derrière toi, hein ! Il arrive dans deux heures.
    Nicolas : Qui ?
    Marie : Stéphane… S ‘il te plaît. Je compte sur toi.
    Nicolas : Dans deux heures ?
    Marie : Oui. Je vais chercher ma robe. Tu claques la porte derrière toi. Promis , A bientôt…

    Nicolas Vaude (qui joue le rôle de Nicolas) : Lorsque j’ai découvert "Le Manège" , j’ai été ébloui par l’écriture , le langage, le sens des situations et des dialogues…tant de dons chez un jeune auteur de vingt-cinq ans .

    Quatre personnages : Nicolas, Stéphane, Marie et Adeline

    Nicolas : La fin de notre histoire d’amour . Les fleurs fanées. Tu m’as demandé de partir. Je n’ai pas voulu. Je me suis accroché. J’étais amoureux. J’ai réussi à te convaincre qu’il fallait y croire encore…
    Quand finira-t-il de croître le lierre de nos mensonges !

    (LE MANEGE de Florian Zeller - L’avant-scène théâtre n° 1178 – parution : 15 février 2005)

    Chaque numéro contient un dossier sur la pièce présentée : « Autour de… », des extraits de la presse française, L’Actualité du théâtre, commémorations, enquêtes sur des gens de scène et lieux de représentations.
    L’avant-scène théâtre – 6 , rue Gît-le-Cœur, 75006 Paris Tél : 01/46 34 28 20 – Fax : 01/43 54 50 14.- ASTHEATRE@aol.com

  • Le Manège sort en DVD-Acte 1

    A l'occasion de la sortie en DVD de la secondes pièce de Florian ZELLER - Le Manège - je vous propose une vieille interview retrouvée sur internet:

    Quels sont les thèmes abordés dans la pièce ?
    medium_medium_affiche_manege_petite.2.2.jpg Florian Zeller : «C’est une pièce très circulaire et qui tourne en rond, pas de le sens péjoratif mais de façon obsessionnelle. Toute réalité définitive se dérobe. Les personnages se confondent les uns avec les autres, comme dans un manège désenchanté qui tournerait autour d’un centre fixe, d’une question sans réponse, d’un mystère : celui de la rencontre entre deux êtres. Cette idée de la rencontre, c’est une zone d’obscurité totale. On ne comprend jamais tout à fait ce qui nous arrive. A ce propos, il y a une phrase de Corneille que j’aime bien. Il disait qu’il avait pratiquement fini une pièce quand il ne lui restait plus qu’à l’écrire. Il m’arrive de croire que pour les histoires d’amour, c’est un peu la même chose. Le sentiment amoureux est presque là, quand il ne reste plus qu’à trouver l’objet de ce sentiment, à savoir : une personne à aimer. Ce qui pourrait être un constat terrifiant : l’antériorité du sentiment sur son objet. Parce que cela impliquerait presque que tout le monde pourrait convenir. C’est un des thèmes de la pièce, ce doute sur l’interchangeabilité des êtres au moment précis où ils semblaient uniques. L’effroi.


    Le thème du couple est au centre de votre théâtre?
    Florian Zeller : «Oui, mais c’est par défaut. Moi, je n’ai pas d’idée précise sur le couple. Je n’ai rien à dire sur ce sujet. Les gens ne savent pas s’aimer ? Ils ne savent pas se donner, ne sachant pas se prendre ? Et après… Moi, je ne sais pas. Je ne crois pas que ce soit au centre de mes pièces. Il me semble plutôt que c’est au centre de la vie. Et que le théâtre tente de s’approcher du mystère de la vie. C’est tout. Et puis, c’est vrai que j’ai toujours adoré le théâtre de Marivaux qui touche, je crois, à la superficialité des sentiments. Mais, comme disait Oscar Wilde, à la superficialité dans la profondeur.


    Vous avez toujours été un spectateur assidu?
    Florian Zeller : «J’ai d’abord commencé par être un lecteur assidu de pièces de théâtre. Principalement pour des raisons matérielles. Et puis après, j’ai commencé à devenir un spectateur. Mais seulement après. Ma première véritable confrontation avec l’univers du spectacle vivant, c’était l’écriture d’un livret d’opéra. J’avais été fasciné par ça. De ce point de vue, ma rencontre avec Gérard Depardieu, le premier acteur avec lequel j’ai travaillé, a été déterminante. Comme a été déterminante ma fascination pour Nicolas Vaude quelques années plus tard. C’est pour lui que j’ai écrit mes deux premières pièces. De toutes façons, je crois qu’au théâtre, plus encore qu’au cinéma, tout part des acteurs.


    Avez-vous des auteurs de référence?
    Florian Zeller : «Il y en a un que j’aime particulièrement, c’est Pinter. Parce qu’on est dans une ambiguïté permanente. Et que tout devient potentiellement dangereux. N’importe quelle phrase. Même la plus anodine. Il y a toujours, juste là derrière, la possibilité d’un ouragan. C’est un des écrivains les plus violents que je connaisse. Mais ses personnages s’appliquent à toujours nous faire de faux sourires de danseuses. »


    Vous sentez-vous autant un auteur dramatique qu’un écrivain?
    Florian Zeller : «Je ne me pose pas ce genre de question. J’essaye plutôt de savoir ce que j’ai envie de faire. Pour le moment, je ne me sens rien du tout. Ni l’un ni l’autre, je dirais. Je cherche quelque chose, ça c’est sûr, mais je ne sais pas quoi. »